MALLARMÉ ANTIJUDAÏQUE ? Et oui ! Lui aussi ! Encore un !!! Il s'avère que Stéphane le nébuleux, le doudou-dingue de la prose torturée, le maniaque de la versification et de la prosodie traditionnelles, n'est sans doute pas exempt de tout reproche antimessianique. Qu'on lise très attentivement, que l'on relise à tête reposée, en analyste, en révisionniste littéraire sans parti-pris ni arrière-pensée, le tout début de son tant célèbre poème en prose (mais qui, en fait, l'a lu jusqu'au bout ?) : "Un coup de dé jamais n'abolira le hasard..." Comment ne pas y voir quelque message subliminal ? En effet, Stéphane ne pensait bien souvent que, et en alexandrins classiques. Or le "coup de dé" en est un, à condition bien sûr de l'orthographier correctement, ce que Mallarmé ne pouvait (déjà en ce temps ?), ou ne voulait pas bien faire, pour laisser du travail aux exégétes comme votre serviteur. Le : "Un coup de dé jamais n'abolira le hasard" N'est, somme toute, qu'un bel alexandrin qui doit s'écrire et se dire : "Un coup de dé jamais ! n'abolira Lazare". Belle scansion : Exclamation à la césure classique (6 + 6 pieds) comme dans : "La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres" ; Et, encore plus fort, une découpe régulière de tout le vers en 4+2+4+2 pieds. Première question. De quel Lazare s'agit-il ? Celui de la gare au saint éponyme ? Celui du Nouveau Testament, ressuscité par Jésus le Nazaréen, le demi-juif de Galilée ? Ou celui de la banque du même nom ? Je laisse le champ ouvert aux réponses des uns et des autres. Moi, je suis la sage-femme. Je vous confie le bébé. Seconde question. Comment notre distingué poète symboliste en est arrivé là, je veux dire, à commettre un alexandrin boiteux - lui ! - ce n'est pas possible, à l'entame de son beau poème en prose ? On peut supputer (écoutez bien, c'est de la "révistoire" littéraire, ne rigolez pas sottement !), on peut donc supposer que, dans un moment de trouble, lors d'un malaise passager, ou à un instant de grand désespoir dépressif, il eût eu dit (surparfait non reconnu par la "gram-maire" comme on disait du temps de Molière, et inconnu chez Bescherelle), il eut commis un égarement phonique, mais fatalement fautif et condamnable pour un tel Prince des Poètes : "J'ai trouvé un beau vers dans le fruit sacré de Pomone, il sera liminaire et limpide, en un joli poème régulier à naître ; le voici : "Un coup de dé jamais ! n'abolira l'hasard". Moment de relâchement oral, il avait oublié d'aspirer le "h". Puis il aurait ajouté : "Mince le "h" s'aspire, mais rien n'est perdu, je vais faire un clin d'oeil à l'actualité, en mettant une phrase à multiples sens. J'adore les ambiguïtés de la langue française et les symboles confus et cachés en des phrases alambiquées et des images abscondes." Comme quoi le poème en prose qui en suivit, tint à peu de choses. Souci naturel de discrétion, donc, de notre sympathique tarabiscoteux. "Un coup de dé, cela évoquera Deo, la deus ex machina , l' alea jacta est divine. Mon dieu est vague, je l'appelle le Néant, la Nature ou la Terre, je suis né de la Communale et de la Commune. Agnostique, déiste, panthéiste, païen, je ne sais trop. Enfin, Dieu n'est pas souvent présent sous ma plume, je préfère les panthéons antiques. Mon Faune est là pour le rappeler." Puis il aurait ajouté : "Ce n'est pas mon Deo hypothétique qui pourra détruite, combattre, amuïr, anhihiler, abolir Lazare. Il en faut bien plus." "Aboli" est un mot récurrent chez notre poète. Il possédait sans doute une belle literie ou un esprit caméral. Je me demande d'ailleurs, si ce mot n'a pas été emprunté au doux poète Gérard, "le prince d'Aquitaine à la tour abolie". On disait notre Stéphane peu rigolard, neurasthénique et peu porté sur les jeux de mots laids. Noble poète ! Il faudra revoir cette vérité. Il y a un certain nombre d'années, un docte cultureux, dans le poste de radiophonie, affirmait déjà que le célèbre "Aboli bibelot d'inanité sonore !" relevait du fort trivial. Cherchez ! je n'en dirai pas plus. C'est également une question de relâchement phonique. Enfin, pour bien finir, je me demande vraiment, si je n'ai dit que des çonneries.
Queues, sons : mes amis devenus ! Que jà vais de cyprès ténu ! Et tante Aimée ! Pauvre Rude Boeuf !
GLOIRE AUX UTILES !... HONTE À VOUS, HONTE À MOI ! Charles Marie Leconte de Lisle à Julien Rouffet (correspondance, 1838-1840) cité in "Bretons de Lettres par Louis Tiercelin" (Paris, Honoré Champion, 1905)
Demain, demain, peut-être ! qui sait ? mais nous n'en serons plus.
NOUSILLE* Les hommes sont laids (de brebis) Les femmes sont viles (hennis !) La ville est vide, avide, putride et sordide, pustulescente Les jeunes sont amorphes Les âmes sont hameçons... Achets*, béguins*, vers, lombrics et asticots Et moi... ? Quelle et moi ! Je me noie (de galle) !!! * nousille : nom de la noisette en dialecte gallo (haut-breton) ; achet et béguin noms dialectaux du ver de terre.
retour à l'accueilLECONTE DE LISLE LE MONSTRE HILARE, NARQUOIS ET DÉBONNAIRE AU NIRVÂNA DES POÈTES. Vérité véracement vraie, véridique et véritable, certifiée de sources sûres, & estampillée "garantie authentique" par les parlers menteurs. Prosit ! Que les mécréants soient damnés de Toutes les Internités ! Qu'ils se noient sans fin aux Enfers du Néant, en buvant la tasse de la mécréance, dans un bain de lait de femme mielleux et onctueux ! Bien fait pour eux ! Non mais, des fois !!!
Sauvons les pages ! Mais ne les tournons pas !
Miserere nobis ! La tolérance a goût de tollé rance et de prostitution. La liberté a goût de répression, de pollution, de destruction ; De décrépitude, et de médiocrité ; De décadence accélérée ; Et d'impuissance. L'égalité a goût de vanité ; Des vanités des nantis cyniques* et des friqués abjects ; Et goût de vérité chez les paumés, les bernés, les condamnés, les réprouvés, les illusionnés les exploités, les dominés, les oppressés, les endoctrinés, les déculturés, les assassinés d'État, les écrabouillés des "justes causes", les "volontaires" des martyres... Les gens de bonne volonté Et les naïfs incommensurables ; En bref : Pour tous les enmisérés. La fraternité : la fraternité ... laissez-moi un brin rigoler, mes biens chères soeurs, mes biens chers frères, du rire amer de la dérision, de la fuite inexorable du temps ironique, & de nos morts irrémédiables à venir. * cyniques sans majuscules: la salauderie qui dirige, abêtit, exploite et détruit la Terre et l'Humanité en toute connaissance de cause et nous mène tout droit au Déluge messianique .
DÉFENSE ET ILLUSTRATION DE LA POÉSIE et de la littérature BURLESQUES ET SATIRIQUES
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