LES CULTUREUX AU FRONT DE MULET À LA DESCENDANTE DE BARDEAU ET AU LICOL DE BOEUFS * BILLETS D'HUMEUR
joug à boeufs XIXème siècle
SAISISSANT CONTRASTE : OÙ EST LE NÉANT ? OÙ EST L'ART ?
DEUXIÈME BILLET FUMÉE ET POUDRE AUX YEUX DU MAUVAIS GOÛT En ma contrée, en une ville anciennement spécialisée dans la pacotille du Commerce Triangulaire, sévit depuis une génération une dite association dite culturelle, dénommée Royal de Luxe. Tout un programme. Il y a une bonne dizaine d'années, cette "entreprise culturelle" (expression impensable, qui ne fait toujours sauter au plafond), intégralement financée, comme il se doit, par les deniers publics, possédait une masse salariale de 4 millions de francs. Traduit en euros, cela fait plus de 600.000 euros. Ajoutons à cela, le coût exhorbitant de tout un lot de matériels d'"exhibition rugale*". Les "artistes" (Rions !) jusqu'à ces dernières années n'étaient employés qu'une partie de l'année, ce qui leur permettait de toucher le chômage des "intermittents du spectacle". Cette dernière expression, me fait moins bondir que sourire, car elle est exacte. Par intermittence, "ils" amusent la galerie en des pitreries et exhibitions, à théories prétentieuses (pour justifier des subventions),affligeantes de médiocrité et d'ennui conformiste ou pseudo rebelle, pour des spectateurs amorphes. Cent fois moins vivants que les seuls vrais spectacles de la rue : les attractions de foire et fêtes foraires, les défilés de carnaval ou les bals du 14 juillet. J'oubliais dans les vrais spectacles : le spectacle de la triste ou comique vie quotidienne de la rue. Je vous livre, à suivre, un échantillon de cette médiocrité et de cette absence totale de goût et de beauté, où l'on voit un soit disant éléphant géant tracté par une triviale machine. Plus bas, je vous montre d'autres éléphants. Là c'est de l'art, mais pas du cochon (mes excuses pour le porc). Enfin, il faut bien amuser le peuple, pour l'empêcher de penser ! Et lui laisser croire que les "élites" défendent encore des valeurs artistiques et humaines. Esbrouffe à gogos niais. Pourquoi élever quand on peut plus facilement et plus astucieusement abaisser ! * rugale : du latin "ruga", ride, qui a donné le mot "rue" en français
page 6L'ÉLÉPHANT GÉANT OU TOUT LE MAUVAIS GOÛT DE MR PRUDHOMME AU VINGT-ET-UNIÈME SIÈCLE
retour à l'accueilici bientôt un billet intitulé : auto-diffusion et dons de livres neufs aux bibliothèques publiques (memento à l'usage des auteurs débutants et des bibliophiles naïfs, afin de leur éviter les erreurs les plus grossières et la mise au pilon).
ÉLÉPHANTS À BANGKOK